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SOCIÉTÉ | MÉDIAS, DIASPORAS & DÉVELOPPEMENT HUMAIN
À Paris, l’Afrique qui raconte, relie et répare : le grand retour du Prix Mondiapress Médias

29/10/26

par :

Afrique Perspectives Santé

À l’UNESCO, cinq journalistes africains ont été distingués devant des diplomates, des professionnels des médias et des acteurs économiques. Mais derrière les trophées, une conviction plus profonde s’est dessinée : l’information, la transmission et les solidarités entre les continents peuvent contribuer au mieux-être des peuples.
Paris, octobre 2026.

Et si l’Afrique avait aussi besoin qu’on raconte ce qui fonctionne ?

Non pour détourner les yeux des crises, des inégalités ou des blessures, mais pour reconnaître celles et ceux qui, chaque jour, documentent les réalités du continent, préservent la mémoire collective et rendent visibles des initiatives capables de changer des vies.

Le 22 octobre 2026, au Cercle des Délégués du siège de l’UNESCO, à Paris, le Prix Mondiapress Médias a signé son grand retour après plusieurs années d’interruption.

Créé en 2014 par Pamela Annick N’Guessan, fondatrice de l’association Afrique Perspectives Santé & Bien-Être, ce rendez-vous consacré à l’excellence journalistique africaine a retrouvé sa place dans un paysage où la question de la représentation de l’Afrique demeure essentielle.

Le thème de cette édition, « Médias, Santé mentale et Bien-être des Africains et des Diasporas », invitait à regarder au-delà de l’actualité immédiate.

Car le bien-être d’une société ne se mesure pas seulement à ses infrastructures ou à ses indicateurs économiques. Il dépend aussi de la possibilité de se reconnaître dans les récits qui circulent, de comprendre les transformations du monde et de conserver des liens avec son histoire, sa culture et ses proches.


Cinq journalistes, cinq regards sur une Afrique plurielle


Ils viennent de la République démocratique du Congo, de la République du Congo et de la République centrafricaine. Leurs métiers diffèrent, mais leur engagement repose sur une même exigence : observer, vérifier, raconter et transmettre.

Judith Sifa Zihalirwa, originaire de Bukavu, en République démocratique du Congo, a été distinguée dans la catégorie Télévision. Sa récompense rappelle l’importance du reportage audiovisuel pour rendre visibles des réalités humaines souvent éloignées des grands centres de décision.

Andrène Victoire Ombi, de la République du Congo, a remporté le prix Radio. Sur un continent où la parole radiophonique conserve une place importante dans la vie quotidienne, cette distinction salue un média de proximité, d’écoute et de transmission.

Milca Bissidi, de la République centrafricaine, a été récompensée en Presse écrite. À l’heure de l’information instantanée, son prix rappelle la nécessité de prendre le temps d’enquêter, de contextualiser et de donner de la profondeur aux faits.

Joël Loni Irenge, de la République démocratique du Congo, a reçu le prix Cyberjournalisme, symbole d’une génération qui investit les outils numériques pour informer et toucher de nouveaux publics.

Enfin, Janvier Barhahiga, également originaire de la RDC, s’est illustré en Photojournalisme. Parce qu’une image peut parfois exprimer ce que les mots peinent à traduire, la photographie demeure un instrument de témoignage, de mémoire et de compréhension.

Cinq distinctions, donc. Mais surtout cinq manières de rappeler qu’une société qui donne une place à ses journalistes se donne aussi les moyens de mieux se comprendre.


Un jury à la croisée des expériences médiatiques et humaines


Pour départager les candidatures, le Prix Mondiapress Médias s’est appuyé sur un jury réunissant des compétences complémentaires.

À sa présidence, Fatimata Wane-Sagna, journaliste à France 24 et ancienne lauréate du Prix Mondiapress, incarnait un lien précieux entre les générations : celui d’une professionnelle autrefois récompensée, désormais engagée dans la reconnaissance de nouveaux talents.

À ses côtés figuraient André-Roger Larrieu, lié à l’univers de France Télévisions ; Didier Broussard, associé à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) ; Bruno Fanucchi, journaliste et ancien président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) France ; ainsi que le Dr Ferdinand Ezembé, ethnopsychologue et spécialiste des relations interculturelles.

Cette diversité de parcours donnait une résonance particulière au thème de l’édition.

Elle rappelait qu’évaluer le travail journalistique ne consiste pas seulement à apprécier une technique ou une écriture. Il s’agit aussi de mesurer la capacité d’un récit à éclairer les sociétés, à respecter la dignité des personnes et à ouvrir des espaces de compréhension.


Quand la diplomatie africaine se rassemble autour des médias


L’un des traits marquants de cette édition fut sa dimension diplomatique.

Au-delà des distinctions, la cérémonie a réuni des représentants de plusieurs pays africains, donnant au Prix Mondiapress Médias une portée qui dépasse les frontières nationales.

La Côte d’Ivoire y a occupé une place particulière. Présent à la cérémonie, Son Excellence Monsieur Maurice Bandaman, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, a prononcé une allocution en son nom et en celui de Son Excellence Madame Ramata Ly-Bakayoko, ambassadrice et déléguée permanente de Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO. À travers cette prise de parole commune, les deux représentations ont réaffirmé leur soutien à une initiative qui valorise les professionnels de l’information et le rayonnement des talents africains.

La République démocratique du Congo était également représentée par le professeur Cyril Musila, délégué permanent adjoint auprès de l’UNESCO, dont l’allocution a souligné la place des médias dans le dialogue entre les sociétés.

La délégation des Comores auprès de l’UNESCO, conduite par Son Excellence Monsieur Kassim Mohamed-Soyir Bajrafil, a apporté une dimension supplémentaire à la rencontre. Vice-président du Groupe Afrique de l’UNESCO, l’ambassadeur est intervenu au nom de son pays, mais aussi dans le cadre de ses responsabilités au sein du Groupe africain.

Il représentait notamment Son Excellence Monsieur Pierre Faye, ambassadeur du Sénégal et président du Groupe Afrique de l’UNESCO, qui, bien qu’empêché, avait tenu à être associé à cette édition.

Les représentations de la Guinée et du Mali ont également accompagné la cérémonie. La Guinée était représentée par une conseillère de son ambassade, Madame Soukeynatou, tandis que la représentation malienne comptait Monsieur Thiembel, chargé de la communication.

Parmi les invités d’honneur figuraient également les ambassadeurs du Rwanda, Son Excellence Monsieur François Nkulikiyimfura, et du Mozambique, Son Excellence Monsieur Alberto Maverengue Augusto.

Cette présence diplomatique portait un message : les médias ne sont pas seulement des observateurs de la vie des nations. Ils peuvent aussi être des partenaires du dialogue culturel, de la connaissance mutuelle et du rapprochement entre les peuples.


Madagascar, le symbole d’une diplomatie qui s’ouvre aux initiatives de la société civile


Un clin d’œil particulier mérite d’être adressé à Madagascar.

Récemment nommé ambassadeur de la Grande Île en France, Son Excellence Monsieur Michel Frédéric Joro Rabemahefa a honoré de sa présence cette édition du Prix Mondiapress Médias.

Dans les premières semaines suivant son accréditation officielle, cette participation à une initiative portée par la société civile africaine revêtait une signification particulière.

Elle illustrait une diplomatie attentive non seulement aux relations entre États, mais aussi aux femmes et aux hommes qui font vivre les échanges culturels, médiatiques et humains entre les continents.

Madagascar était ainsi présent à travers sa représentation diplomatique, mais également grâce à l’engagement d’une entreprise du secteur du voyage, Cap Madagascar.

Deux formes de participation différentes, réunies autour d’une même idée : favoriser la rencontre, la circulation des expériences et l’ouverture sur le monde.


Le Mali et la Côte d’Ivoire, des fidélités qui traversent les années


Le retour du Prix Mondiapress Médias n’aurait pas eu la même portée sans celles et ceux qui l’ont accompagné depuis ses premières éditions.

Parmi ces personnalités figure le Dr Oumar Keïta, ancien ambassadeur et délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO, ancien président du Groupe africain de l’UNESCO et parrain historique du Prix.

Son engagement rappelle que certaines initiatives ne se construisent pas en une seule cérémonie. Elles prennent forme grâce à la fidélité, à la confiance et à la transmission entre générations.

L’édition 2026 a ainsi été l’occasion de rendre hommage à la mémoire des diplomates disparus qui ont contribué à l’histoire du Prix, tout en saluant les personnalités qui continuent de l’accompagner.

La présence de la représentation du Mali et le soutien renouvelé de la Côte d’Ivoire témoignent de cette continuité.

À travers eux, Mondiapress ne célèbre pas seulement un retour. Il reconnaît un héritage collectif.


IYU Europe : relier les diasporas à leurs projets de vie


Cette édition a également illustré la place que peuvent prendre les entreprises dans des initiatives à forte dimension humaine.

IYU Europe, partenaire principal du Prix Mondiapress Médias 2026 dans le cadre du Pack Platinum, a choisi d’associer son engagement auprès des diasporas africaines à la reconnaissance de l’excellence journalistique.

Son fondateur et dirigeant, Georges Ferré, est intervenu autour d’une question concrète : comment faciliter les liens financiers entre l’Europe et l’Afrique pour contribuer au bien-être des diasporas ?

Derrière les opérations financières se trouvent des réalités profondément humaines : soutenir un parent, préparer l’avenir de ses enfants, épargner, investir dans son pays d’origine ou mener un projet de vie entre plusieurs territoires.

À travers ses solutions de services financiers, IYU Europe entend répondre à une partie de ces besoins en facilitant les relations financières transfrontalières.

Son partenariat avec Mondiapress traduit une conviction partagée : le mieux-être des diasporas se construit aussi en réduisant les distances pratiques qui les séparent de leurs projets et de leurs familles.

Il ne s’agit pas de confondre engagement économique et action journalistique, mais de montrer comment des acteurs aux missions différentes peuvent se retrouver autour de préoccupations communes : la confiance, la responsabilité et l’accès à de nouvelles possibilités.


Cap Madagascar : un billet d’avion, et bien davantage qu’un geste symbolique


Autre partenaire de cette édition, Cap Madagascar, agence de voyages représentée par sa directrice Zo Rabarijoana, a choisi de soutenir concrètement une lauréate.

L’agence a offert un billet d’avion à Judith Sifa Zihalirwa, récompensée dans la catégorie Télévision.

Ce geste possède une résonance particulière.

Pour les professionnels de l’information, voyager peut signifier rencontrer de nouvelles personnes, découvrir d’autres réalités, confronter des expériences et enrichir leur regard sur le monde.

La mobilité n’est pas seulement une question de déplacement géographique. Elle peut devenir un outil d’apprentissage, d’ouverture et de développement professionnel.

En associant son activité à la reconnaissance d’une journaliste africaine, Cap Madagascar montre qu’une entreprise du voyage peut aussi contribuer, à son échelle, à la circulation des talents et des savoirs.


Le bien-être des peuples commence aussi par la manière dont on les raconte


Pourquoi associer un prix de journalisme à la santé mentale et au bien-être ?

Parce qu’un récit peut blesser, enfermer dans un stéréotype ou alimenter la peur. Mais il peut aussi expliquer, donner de la dignité, favoriser l’empathie et permettre à une communauté de se sentir entendue.

Pour les Africains et leurs diasporas, la question est particulièrement sensible.

Entre pays d’origine et pays de résidence, entre transmission familiale et transformations sociales, les expériences sont multiples. Les médias ont la responsabilité de les raconter sans simplification, sans misérabilisme et sans effacer les réussites.

L’enjeu n’est pas de présenter une Afrique idéale.

Il est de faire une place à une Afrique capable d’analyser ses propres défis, de mobiliser ses compétences et de proposer des solutions issues de ses expériences.

Les journalistes distingués par Mondiapress participent à cet effort. Les diplomates qui soutiennent le Prix contribuent à lui donner une portée internationale. Les entreprises partenaires apportent, chacune dans leur domaine, des réponses à des besoins concrets.

Et les diasporas relient ces engagements au quotidien, par leurs parcours, leurs solidarités et leurs projets.


De Paris à l’Afrique, un rendez-vous qui regarde désormais plus loin


Avec son retour en 2026, le Prix Mondiapress Médias affirme une ambition internationale : faire dialoguer les professionnels des médias africains avec les institutions, les diasporas et les acteurs de la société civile, au-delà des frontières.

Cette ambition ne se mesure pas seulement au nombre de pays représentés ou aux personnalités réunies.

Elle se mesure à la capacité du Prix à créer des rencontres utiles, à faire émerger des récits qui comptent et à transmettre aux générations futures une certaine idée de l’information : exigeante, humaine et ouverte sur le monde.

L’édition 2027 se prépare déjà dans cet esprit.

À Paris, le 22 octobre, cinq journalistes ont reçu un trophée. Mais ce qui s’est joué allait au-delà d’une remise de prix.

C’était la reconnaissance d’une Afrique qui pense, qui raconte, qui transmet et qui agit.

Une Afrique qui ne demande pas seulement au monde de la regarder autrement, mais qui contribue elle-même à inventer des chemins vers le mieux-être des peuples.


Afrique Perspectives Santé & Bien-Être
Rubrique Société — Médias, santé mentale et diasporas


À propos du Prix Mondiapress Médias : créé en 2014 par Pamela Annick N’Guessan, le Prix Mondiapress Médias distingue des professionnels des médias africains dans cinq catégories : Télévision, Radio, Presse écrite, Cyberjournalisme et Photojournalisme.


www.afriqueperspectivessante.com

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